mercredi 17 février 2010

Nostalgie

Ou La salope qui me vole ma soirée.

Je suis une maniaque de photo. J'aime perdre du temps sur FlickR et un peu partout sur le reste du net, j'aime faire de la photo et je m'ennuie vraiment beaucoup de l'atmosphère très zen d'une chambre en lumière inactinique (pour développer des photos en noir et blanc). Par contre, en ce moment, j'aime moins la photo qu'à l'habitude.

Je viens de ré-ouvrir mes albums. Et ils me montrent des images trop fortes en émotions. Je revois des vieux copains avec qui j'ai coupé le lien par la force de l'éloignement, ou du temps, ou des choses, ou de la vie. Je revis des moments très poignants et des grands éclats de rire. Je sens encore l'odeur de la forêt dans laquelle j'ai vidé un film pour mon cours de photo. J'en revois encore les couleurs malgré que la bobine soit en noir et blanc.

Dans une excellente pièce de théâtre vue dernièrement (Route, par la Compagnie Thomas), le personnage principal (et unique personnage) disait: «Elle prenait des photos pour qu'on sache pas.» Je suis d'accord. On ne sait pas tout ce qui se cache derrière mes images si on n'est pas derrière mes yeux.

Et dans la même veine, j'ai réouvert mes dossiers scolaires. Ça ressemble presque à un journal intime pour moi. J'ai relu une pièce de théâtre que j'ai co-écrite (en partenariat avec mon extraordinaire gang de cégep) pour projet de fin de session l'an dernier. Juste avant Noël, nous avions joué ça. Ça s'appelait «Lune». En fait, ça s'appelle toujours comme ça, mais comme elle ne risque pas d'être rejouée... Et j'ai farfouillé dans mes deux cartables de «Huit portes à rebours», notre pièce géniale pour laquelle j'ai (presque) vendu mon âme.

Ça m'a fait mourir un peu de repenser à tout ça. Le théâtre 2008-2009. Comme une pause dans ma vie chaque fois qu'on entrait à l'Amphithéâtre. Un moment pour m'occuper de mes amis et de moi-même. Pour rêver, pour créer. Pour mettre en place un décor qui ne tenait pas dans les coulisses. Pour se battre avec des costumes sans queue ni tête (Comme tenter de faire tenir 40 montres sur le costume d'un seul personnage). Je m'ennuie d'eux.

Peut-être est-ce tout simplement que je n'ai pas de projet avec mes copains de l'université, mais il me semble que je n'ai pas de relation avec eux. Ils sont un passage obligé. Ils sont des futurs collègues avec qui je rierai un jour de nos déguisements d'initiation... sans plus. Sans pouvoir parler de tout et de rien. Sans pouvoir parler comme je l'ai fait avec mes amis du cégep. Mes Amis du cégep.

Est-ce que c'est ça, devenir grand? Devenir adulte?

On dirait qu'il n'y a pas de réponse à mes questions ces temps-ci...!

5 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  2. Ah (Amour, Si j'avais eu internet je t'aurais répondu plus tôt. Sincérèment, devenir adulte c'est une chose que j'appréhende mal. ya pas vraiment de Phase je trouve. Mais c'est toi qui voit.

    Et puis rien ne t'empêche de parler de tes problèmes d'université avec tes amis de cégep. On ne dit jamais adieu. On se donne le temps de mieux s'apprécier en revenant. (Kitsch oui je l'assume)

    (scuse j'ai supprimé mon message d'avant, j'y révélait ton nom)

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  3. Merci de ta discrétion Symon Dé! (Faut jouer le jeu jusqu'au bout)

    J'ai bien hâte de te revoir, toi et tout le quatuor infernal qui a défoncé Lis-Tes-Ratures.

    Bientôt la relâche, vous allez me voir la binette!

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  4. Très chouette ton blog.
    J'aime beaucoup le principe anonyme, mais je crois avoir reconnu quelqu'un : Beau danseur, qui, je crois, me sert la même médecine. Bien contente d'avoir eu l'info !
    Le monde est petit, non ? ;)

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  5. Le monde est petit en titi... et des Beau Danseur, il y en a à la pelle. Ne te fais pas prendre!!!

    Et merci du commentaire comme dequoi mon blog est chouette :-)

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